P.M : Quelles émotions ou sensations éprouves-tu lors d’une compétition ?
D.D : A chaque compétition j’avais un trac immense. Je doutais de moi, persuadée très sincèrement de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir le niveau. J’étais toujours très aimable avec les adversaires et même attentionnée, les dépannant en maquillage ou autres bricoles.
J’avais même installé pour Janice Reagan un miroir avec de la ficelle lors des championnats du Monde en Belgique, car elle était très petite et ne pouvait se voir dans les glace fixées au mur.
P.M : Il parait que Dominique en coulisses et Dominique sur scène était deux personnes différentes.
D.D : En effet, une fois passé le rideau, le trac était toujours là mais je retrouvais ma combativité et mon énergie, avec cette envie de gagner mais toujours sans agressivité.
Je garde en mémoire olfactive ces odeurs d’autobronzant et d’huile pour le corps et tout cela reste de très bons souvenirs, même quand j’ai perdu parce qu’il y avait mieux que moi. Après nous retrouvions les plaisirs de la table et c’était un vrai bonheur.
P.M : Quelles sont les personnes qui te sont le plus chers ?
D.D : Mon mari pour entre-autre sa disponibilité et sa générosité du fait qu’il ait partagé ma passion pour la musculation, bien qu’également impliqué, en restant en retrait, tout en m’accompagnant jusqu'au bout. Puis bien entendu ma maman, ma sÅ“ur, mon frère et surtout mon père décédé en 2012 à 102 ans mais toujours présent dans mon cÅ“ur. Mais également mes amis et leurs enfants depuis bientôt 40 ans,
Pour moi 2012 fût une triste année puisque j’ai également perdu mes labradors. C’était pour moi comme mes enfants. Aujourd’hui, Balou un labrador de 18 mois, réussit avec le temps à faire oublier ces tristes souvenirs.