En effet, combien d’entre vous, au cours de vos séances de musculation, et pendant des mois et des mois de préparation, vont essentiellement travailler en mode de contractions anisométriques, c’est-à-dire en contractions concentriques (les insertions se rapprochent du centre du muscle) et en contractions excentriques (les insertions s’éloignent du centre du muscle) … en omettant d’étirer les groupes musculaires qu’ils auront sollicités lors de
leurs trainings, ou en bâclant le travail de stretching ?
Pourtant, selon l’importance des tensions développées à l’entraînement, des raccourcissements vont se produire, ainsi qu’une perte d’extensibilité musculaire. Il en découlera une modification de votre amplitude articulaire.
Et s’il y a raccourcissement de l’amplitude, il y aura perte d’élasticité … il va donc de soi que votre mobilité articulaire deviendra de plus en plus réduite, avec apparition de raideurs articulaires et éventuellement apparition
de problèmes cartilagineux.
Le stretching est la dénomination sous laquelle sont regroupées plusieurs techniques d’étirements (étirements passifs, étirements actifs) utilisées pour améliorer l’extensibilité musculaire et /ou pour favoriser le travail des récepteurs neuromusculaires et tendineux (notamment via la PNF, proprioceptive neuromuscular facilitation, selon la méthode du :
préétirement 15 secondes,
contraction isométrique 6 secondes
relâchement 3 secondes
étirement posturale 30 secondes ».
Il n’est pas rare d’observer chez la plupart des pratiquants en salles de remise en forme, comme chez la majorité des sportifs pratiquant des sports collectifs d’ailleurs, un véritable « désamour » à l’égard du stretching.
Technique mal-aimée, qui fait dire à la majorité : « le stretching, c’est pour les filles, elles sont naturellement plus souples que nous ! », ou « c’est du temps perdu, je ne progresse pas !», ou encore « le stretch, ça me fait mal ; j’aime pas souffrir, donc j’en fais pas !» … Ce qui conduit inévitablement à faire l’impasse sur le stretching jugé inutile !
Flex ken wheeler