L’utilisation des poids et haltères ou bien encore des machines, implique, en réaction à la commande motrice, la contraction des fibres musculaires. Petit rappel physiologique :
- Le muscle est organisé en unités motrices indépendantes les unes des autres, d’où la grande variété de tensions dont le système musculaire est capable, et donc la grande diversité des mouvements réalisables.
-Chez l’homme, le système musculaire est constitué d’environ 250 millions de fibres musculaires innervées par 400 000 motoneurones α. Le nombre de fibres musculaires contenues dans chaque unité motrice varie en fonction de la taille du muscle, mais aussi en fonction de la force ou de la finesse des actions auxquelles il doit répondre.
- Chaque fibre musculaire contient un grand nombre d’éléments cylindriques contractiles : les myofibrilles ; chacune de ces myofibrilles est constituée par une alternance de myofilaments contractiles, en particulier les myofilaments de myosine et d'actine. Sous l’action de l’influx nerveux, et de la libération de calcium dans la fibre musculaire, se produisent des glissements des filaments d’actine entre les filaments de myosine, et le raccourcissement des
sarcomères auxquels les filaments d’actine et de myosine appartiennent : la contraction musculaire se réalise !
Nos muscles sont donc les effecteurs du mouvement, nous autorisant ainsi à faire bouger, à déplacer, notre squelette ; et
« l’extensibilité musculaire est la propriété qui permet aux muscles de se laisser étirer en sollicitant leurs fibres contractiles et leurs éléments non-contractiles » (Marc Vouillot, dans «La Force Athlétique » éditions Chiron).
Si le muscle vient à perdre une partie de ses propriétés d’élasticité, ses capacités de contractibilité et d’excitabilité sont amoindries.
Mais « L’évidence première n’est pas une vérité fondamentale » (Bergson) pour tous !