Le voilà donc le reboot tant attendu de Superman... Le voilà donc donc ce scénario issue de l'imaginaire de celui qui a rendu ses lettres de noblesses a BATMAN, secondé pour la mise en image par celui qui a fait de Léonidas un demi-dieu aux yeux de tous.
Nolan & Snyder, les Batman & Robin du blockbuster d'action couillu mais intelligent...
On savait tous qu'il allait être très difficile de faire oublier le film de Donner avec Christopher Reeves mais qu'il serait facile de prendre l'ascendant sur le film de Singer... On savait aussi que Nolan, allait devoir trouver l'inspiration si il voulait faire aussi bien que les derniers Marvel en date, surtout après AVENGERS... fort de sa trilogie "Batmanesque" et ayant déjà la confiance des fans, des critiques et du public en général, Nolan se devait de réussir là ou d'autres se
serait vautré lamentablement... L'intérêt d'un Nolan a ce stade était de retrouver un héros plus profond, en proie a ses démons mais surtout de tempérer un Snyder doué(même après ses échecs précédents: Watchmen & Sucker Punch) mais qui a tendance a en faire un peu trop dans la démesure... Ménager l'action et la sensibilité, équilibrer le sensationnel et l'émotionnel.
La réussite de l'entreprise est mitigée au premier abord. Avec une entrée en matière étonnamment typée SF, la découverte de Krypton se fait progressivement par des plans ressemblant parfois a ceux d'avatar. La première espèce kryptonnienne faisant elle référence aux animaux de STARGATE. Avec cette caméra virevoltante nous emmenant assister a la naissance de KAL, Russel Crowe prend possession du personnage de JOR avec une aisance qui fait presque oublier la prestation de Marlon Brando
dans le métrage de 79. D'une classe incroyable, on nous présente JOR comme un scientifique doublé d'un guerrier, ce qui lui permettra de sauver son enfant en l'envoyant vers la terre. A part le traitement donc (exceptionnel tout de même) rien de nouveau dans l'histoire de Superman. Sauf peut être l'intervention du Général ZOD, soldat dévoué a son peuple, aussi intègre que JOR mais peut être trop, qui sera par la suite l'élément qui va intensifier et précipiter le chaos sur la
terre.En choisissant de reléguer l'enfance de KAL/Clark au second plan par flashback pour se concentrer sur la recherche de ses origines, Nolan prend le public a contre pied en évitant une énième relecture de la période Smallville. Il concentre justement ces Flashbacks sur les vrais enjeux émotionnels de la famille KENT.Le relationnel entre son père adoptif (un Kevin Costner à l'humanité débordante) et Clark est abordé sous divers angles a plusieurs moments clefs d'une vie. L'amour,
la haine, le rejet, l'acceptation, le manque, le regret... toute la palette d'émotion est passée en revue avec une maestria propre aux grands réalisateurs.