Simple personnage de bande dessinée créé en 1938 par deux new-yorkais originaires de Brooklyn (Jerry Siegel et Joe Shuster lui-même amateur de bodybuilding), Superman est devenu en l'espace de quelques décennies un des mythes dominants les plus illustres, et encore vivace en ce début de 21ème siècle, symbole de la toute-puissante Amérique et parfait succédané des héros mythologiques de la période antique. Comic book publié sous différentes éditions par la compagnie DC Comics,
adapté maintes dois en série TV et rendu populaire au cinéma par le regretté Christophe Reeve dans une série de 4 films entre 1978 et 1987 dont les 2 premiers opus sont à ranger au panthéon du grand cinéma d’aventures moderne, Superman semblait avoir du mal à négocier son passage dans le nouveau millénaire, la précédente tentative de redorer le blason du kryptonien le plus célèbre en 2006 avec Bryan Singer aux commandes s’étant avéré être une relative déception,
artistique et financière. Décidé à marcher sur les pas de Marvel Comics qui enchaînent les cartons au box-office mondial avec ses juteuses franchises (Spider-man, Iron Man, Avengers et consorts), DC Comics, associé à la major Warner Bros, s’est offert les services de Zack Snyder, grand préposé aux adaptations réussies de bande dessinée, pour preuve 300 et Watchmen.
Supervisé par Christopher Nolan, qui a réussi à rendre réaliste le personnage de Batman dans sa trilogie à succès Dark Knight, nanti d’un budget pharaonique, faisant le pari de faire interpréter le super-boyscout par un comédien relativement peu connu (Henry Cavill, vedette des Tudors et interprète du déjà musclé Thésée dans Les Immortels) mais au profil plus que ressemblant, Man of Steel dispose de tous les atouts pour être l’acte refondateur d’un héros
que d’aucun pensait être le reliquat d’une époque révolue. Alors envol réussi ?